Le site de Volubilis et les alentours

Visite de la ville de Moulay Idriss Zerhoun

Cette petite ville occupe une position pittoresque et se décompose en deux quartiers principaux: Khiber et Tazga. Sur l’espace qui les sépare se trouve le marabout de Moulay Idriss, descendant du prophète par son petit fils El Hassan. Il parvient à échapper des Abbassides auxquels sa famille s’opposait farouchement en contestant leur accession au pouvoir. Réfugié au Maroc, Moulay Idriss parvient sans peine à obtenir l’adhésion des berbères. Toutes les tribus importantes du pays se succèdent pour lui faire allégence. Les abbassides inquiétés par son succès finissent par l’assassiner. La zaouia de Moulay Idriss est à l’origine de la sainteté du Zerhoune. C’est pourquoi elle constitue la première destination où se rend chaque nouveau roi après son accession au trône. La ville abrite un grand moussem annuel d’un mois (fin août-fin septembre) commémorant l’anniversaire du fondateur de la première dynastie musulmane au Maroc. C’est une fête spirituelle qui attire des pélerins de différentes régions du pays et assure l’animation culturelle (chant, danse, défilé des confréries, offrandes, sacrifices, fantasia, prière, litanies…), économique (commerce, transport,..;) et touristique( afflux d’un nombre considérable de touristes marocains et étrangers) de cette petite ville. Cette dernière recèle un patrimoine matériel et immatériel très important: El hamma: bassin romain, mausolée de Moulay Idriss, mausolée de son affranchi Rached et de son barbier Moulay Abdellah El Hajjam enterré à Khiber, fontaines publiques, aqueduc, minaret Sentissi, maisons traditionnelles, mosquées, marabouts, vues panoramiques sur la médina et sur Volubilis, savoir-faire ancestral (gastronomie, poterie prérifaine, broderie, les vêtements de laine… )


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Visite de la Kasba Nesrani

Datant de la période almoravide, elle présente l’aspect général d’un camp fortifié situé à flanc de coteau sur un éperon rocheux dénommé Djebel Neçrani ( 1031m-1077m) qui, lui même, constitue la pointe extrême est du massif du Zerhoun.

Ainsi accrochée aux flancs de la montagne, éminence escarpée et difficilement accessible, la position de la Kasbah a frappé tous les observateurs. On est surtout séduit par l’immensité des vues que l’on y découvre. On voit Fès, Meknès, les montagnes de Moyen Atlas et celles du Prérif.

La kasbah offre un plan polygonal irrégulier formé par un mur d’enceinte flanqué de bastions de défense et de tourelles de garde. Ces derniers se trouvent aux points saillants ayant une bonne vue sur le terrain environnant et présentant des possibilités efficaces de défense de l’ouvrage.

La superficie approximative du polygone est de 4,5 ha. L’épaisseur des murs d’enceinte est de 2m et leur hauteur moyenne à l’intérieur est de 5m. La forme des bastions est rectangulaire. Les murs d’enceinte, comme tout l’ouvrage du reste, sont construits en maçonnerie de moellons non façonnés, mais de grosseur égale, par rangées bien horizontales.

Dans l’état actuel, on constate l’absence de toute trace d’une construction quelconque ayant à servir d’habitation proprement dite à l’intérieur du camp.

Non loin de la Kasbah, une grotte sacrée nommée « Kef El Moujahidîn » semble être, selon la tradition le premier refuge d’Idriss à son arrivée dans le pays.

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Douar Moussaoua

Le village de Moussaoua existait bien avant Sidi Moussa. Il portait le nom de Houara. Aujourd’hui, ce dernier désigne la source située à l’endroit du mausolée de Sidi Moussa. Ce dernier est le fondateur du Moussaoua actuel, mort en 1577. Il était un disciple de Sidi Abdellah El Khayat, issus tous les deux du mouvement maraboutique du XVI et XVII siècles, à l’époque des entreprises européenne sur les côtes du Maghreb.

Le fils de Sidi Moussa nommé Mohamed est plus connu par son surnom Sidi Haraq el Heri « celui qui incendie le magasin…du sultan. Il est enterré dans un mausolée qui porte son nom et construit par le sultan Moulay Ismail. Il est entré dans l’histoire de sainteté grâce à l’événement suivant:

 » un jour le sultan Moulay Ismail a convié à son palais royal de Meknès tous les sages de la région pour consultation, parmi ceux-ci il y avait Mohamed, le fils de Sidi Moussa montant un âne, s’est présenté avec une allure de pauvre homme. Ce qui lui a valu une interdiction, des gardiens d’accéder au palais. Au moment où il sortait par les portes, un incendie s’est subitement déclaré dans le magasin du palais. Les gardiens ont attribué l’origine du feu à Mohamed, ce dernier a proposé immédiatement, pour éteindre l’incendie d’y jeter du sable sur le feu, ce qui fut et l’incendie s’est éteint. Le sultan a vu en Mohamed une marque de sagesse et de sainteté et pour le remercier, il lui a attribué le surnom de Sidi Harraq el Heri et à sa mort il a été enterré dans un mausolée construit par le sultan. »

Ce village perché sur le flanc sud de Zerhoune comme Mghaçyine, hamrawa, Sidi Ali, offre une vue panoramique et imprenable de la vaste étendue de la plaine du Saïs et en arrière plan les montagnes du Moyen Atlas. Cette petite agglomération rurale montagneuse garde toujours sa fortification médiévale sous forme de Kasbah. Le visiteur peut également voir des presses à l’huile, des fours à chaux, des charbonniers, des métiers de fabriquant de savon (à l’aide de liane); de Samet (gelée de raisin), tisserand, tanneur, des écoles d’enseignements religieux, etc.

 

Visite du Douar Mghaçiyine, le marabout de Sidi Mohamed Al Arbi, Douar Hamrawa et le marabout de Sidi Lamine

A l’instar du douar Moussaoua, ces deux douars se situent dans un cadre naturel et spirituel épatant et caractérisant tout le massif du Zerhoune. Ils abritent les mausolées de deux saints et offrent incessamment des vues merveilleuses sur toute la zone. Les habitants exercent une agriculture en terrasses et l’élevage de caprins et ovidés.

 

Visite du marabout de Sidi Moulay Ali Chrif et du marabout de Sidi Ahmed Dghoughi

Sur le versant sud du massif de Zerhoun et à 16km de Volubilis, se trouve une petite localité portant le nom de Sidi Ali. Il s’agit de Abou El Hassan Ben Hamdouch qui vivait à Fès et donnait ses séances près de la porte de la mosquée El Quaraouiyyin, il se rangait parmi les cheikhs possédant la tradition mystique, dans le délire extatique est puissant; s’étant rendu à Zerhoun, il y mourut vers 1135 de l’Hégire. Un des miracles de Sidi Ali mérite d’être mentionné: une des esclaves de Moulay Ismail, désirant avoir un fils, se rendit un jour à Beni Rached pour demander la bénédiction du grand saint. Mais, comme elle craignait de rentrer trop tard auprès de son maître, Sidi Ali lui parla ainsi: « Va et n’oublie pas de dire à ton arrivée: continue ta route, ô soleil, de par la puissance de Dieu! « Elle partit, le soleil s’arrêta dans sa course jusqu’au moment où elle répéta la parole sainte. Depuis ce temps, Sidi Ali est appelé « Quaïd ec-chems » le maître du soleil. A sa mémoire, on organise chaque année un grand moussem. Les festivités sont souvent organisées avec la participation des villages avoisinants (Beni Rached, Beni Ouarad et la ville de Moulay Idriss). Au cours de ce moussem, plusieurs manifestations religieuses et folkloriques sont organisées:

-Visite au marabout Sidi Ahmed Dghoughi, sur lequel on est pas beaucoup renseigné. Il était né dit on, à Beni Ourad de Zerhoune. Le reste de ce qu’on raconte de lui n’est qu’une série de légendes destinées à expliquer ou plutôt à revêtir d’un vernis orthodoxe les rites sanglants auxquels se livrent ses adeptes.

– Cortège des troupes de Hmadcha et des Dghoughiyyîn avec des scènes de flagellation et de casse de jarres.

– Visite à des lieux sacrés telle la source appelée Lalla Aicha à laquelle on apporte des sacrifices animaliers ( poulets noirs, chèvres noires…)

Ce moussem est considéré de nos jours parmi les principales manifestations religieuses de tout le pays.

 

Visite de sites naturels et forêts de Zerhoun ( Radar RTM 1084 m à 1104 m d’altitude et Ayn Chtiwa à 899 m d’altitude ).

Le cadre naturel de cette région constitue un potentiel très important et bien appréciée aussi bien par les habitants que par les touristes nationaux et étrangers. Cette richesse naturelle se compose d’abord du massif qui porte le même nom de la région dont les sommets atteignent une altitude maximale de 1104m. Permettant ainsi d’admirer les variétés de paysages et de vues. Les versants de ce massif sont bien arrosés par les pluies ce qui favorise la richesse de la faune et de la flore. Les forêts de chênes verts et de pins sont très développées de même que l’implantation d’arbres fruitiers (oliviers, figuiers, amandiers, grenadiers, vigne, caroubiers, etc.)

La station de Aïn Chtiwa a servi , il y a quelques années, en tant que point de départ des pratiquants du sport Deltaplane. De même, les vastes forêts de la région demeurent une destination privilégiée des amateurs de la chasse

 

Visite du lac collinaire Lakhnadq ( Douar Lakhnadq )

Non loin du douar Lakhnadq, à l’ouest du douar Beni Ammar et à proximité de la route principale 306, reliant Moulay Idriss Zerhoune à Nzalat Béni Ammar se situe douar Lakhnadq qui renferme des ruines dont un minaret remontant probablement à la période mérinide XIV siècle. Au sud de cette agglomération se trouve un ouvrage hydraulique (Lac collinaire) et qui pourra constituer un point d’attraction des touristes surtout au printemps. Les environs de ce lac présente une multitude de sites pittoresques, but recherché des excursions les plus variées.

 

Visite du Douar Kermat Ben Salem

Lors de la visite de ce douar, nous proposons de voir exclusivement un éco-musée sous forme d’un potager d’une superficie considérable consacré à la culture bionaturelle. Ce projet initié tout récemment est l’œuvre d’une coopération fructueuse entre une association locale Al Hadaf et une autre française.

Le visiteur aura la possibilité également d’acquérir le couscous traditionnel préparé à la base de semoule du blé par des femmes du douar organisées en association locale.

 

Visite du Douar Beni Ammar

Le nom de ce village est expliqué, selon une tradition qui remonte à Idriss II, qui en se rendant d’Oualili à Fès, traversait le Zerhoun. A un endroit de la région, il planta son bâton de voyage en disant à ses compagnons: « voilà un emplacement où se créera (Amara) un grand village ». En retirant son bâton du sol une source jaillissante répandait déjà ses eaux alentour. Aujourd’hui ce village de la partie est du massif du Zerhoun recèle une porte monumentale restaurée récemment et abrite un festival culturel et artistique organisé la dernière semaine du mois de juillet par l’association des anciens élèves de Béni Ammar Zerhoune, en collaboration avec le ministère de la culture et une association française de RME « Déferlante ». Cette manifestation présente des activités diverses: séances de lecture de poésie, présentations théâtrales, soirées de musique moderne, populaire et du patrimoine, chantiers de jeunes, visites touristiques dans la région, compétitions sportives dont la course des ânes (tradition propre au douar)…