L’aqueduc

Les Volubilitains ont pu subvenir à leurs besoins en eau dès la fondation de leur cité en utilisant les eaux des oueds Khoumane et Fertassa. Ils ont utilisé puits et citernes quoique les vestiges de ces aménagements ne soient pas nombreux.

La construction de l’aqueduc de Volubilis, date des années 60 après J.-C. Il constitue un des témoignages du développement urbain que la ville a connu dès cette période. Son tracé a provoqué des modifications dans l’orientation du tissu urbain du quartier nord –est de la cité : désorientation du decumanus maximus, rebouchage d’un certain nombre de cardines et apparition de nouvelles structures à leur emplacement. L’alimentation de l’aqueduc a été assurée par le captage et la conduite de l’eau de deux sources, Fertassa et Aïn Maeza, vers un château d’eau derrière les remparts de la ville : la canalisation de Fertassa traversait le rempart sous une petite voûte aménagée au sud-est de la porte de Tanger, à côté d’une tour de garde, alors que celle d’Aïn Maeza traversait le rempart à l’ouest de la même porte.

Cet ouvrage hydraulique se subdivisait ensuite en plusieurs branches. Le terme aqueduc désigne en principe la branche principale qui alimentait les deux fontaines publiques bordant les thermes du nord. Ce réseau hydraulique se compose, en plus de l’aqueduc et de nombreuses canalisations, d’un certain nombre de citernes qui jouaient le rôle de chambres de distribution, de pression et de régulation du débit de l’eau qui devait alimenter à la fois les maisons particulières et les monuments publics (fontaines, latrines et thermes). L’aqueduc de Volubilis a connu plusieurs réfections durant son histoire (2ème – 3ème siècle).

Avec la même ingénierie, le réseau d’assainissement a été établi : des égouts, des collecteurs secondaires et un drain central recevaient les eaux usées des maisons, thermes, fontaines et latrines, et les acheminaient vers les oueds des cotés ouest et est.

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