Introduction

Le cadre naturel de la région de Zerhoun a toujours offert à l’homme des potentialités propices à la sédentarisation et à l’exploitation du sol : une terre fertile, une abondance en eau (présence d’oueds et de sources), une topographie variée (montagnes, plateaux, collines et vallées) et enfin un climat modéré.

Le sol géologique de la région est très riche en carrières de plein air d’où l’extraction des matériaux de construction fut facile. Le tuf, le calcaire jaune, le calcaire gris de Zerhoun ne se trouvent que dans un rayon de 3 à 4 Km du site. Ces roches ont constitué les matériaux de construction de base pour l’ensemble des monuments de la cité.

La richesse des sols de cette région est favorable à la céréaliculture qui occupe la majeure partie de l’arrière-pays de Volubilis et le piémont est de Zerhoun. Elle a été pratiquée d’une manière extensive dans l’ensemble des collines prérifaines constituées de marnes miocènes, et d’une manière intensive dans les vallées des oueds et le plateau de Volubilis où les sols sont riches en alluvions.

Ces conditions naturelles ont favorisé l’arboriculture attestée d’abord par une dense oliveraie qui couvre le sud du massif de Zerhoun et ses piémonts est et ouest, le piémont du Jbel Outita ainsi que les versants des vallées.

Les vallées des oueds où les sols sont fertiles et l’eau en abondance sont des lieux favorables à la céréaliculture, aux cultures maraîchères et aux arbres fruitiers.

L’espace forestier couvre surtout les sommets du massif du Zerhoun, malheureusement nous ne disposons pas de documentation sur les espèces arboricoles qui le composent.

Ce sont ces différentes ressources qui permettent de comprendre les raisons de la permanence de l’occupation du site de Volubilis, et à travers les vestiges des huileries et des boulangeries on saisit mieux les relations qui liaient la cité à son arrière pays